La fabrication du “citoyen alternatif” :
l’objectif de l’infiltration des Frères musulmans dans l’éducation en France
Si la mosquée constitue le premier « espace symbolique » du projet de l’islam politique, l’éducation en est la véritable usine : celle qui reconfigure les esprits et assure la pérennité de l’organisation, génération après génération.

Entre mes mains se trouve un rapport secret volumineux, consulté par la commission ayant rédigé le rapport de mai 2025, qui compare les Frères musulmans à un trafic de drogue, et appelle à l’adoption de lois fermes pour faire face à leur infiltration de la société française et à leurs tentatives de destruction des valeurs de la République.
Le rapport place le dossier éducatif au cœur du projet d’infiltration, le considérant comme le champ de bataille décisif entre la République française et les réseaux des Frères musulmans.
Car les Frères ne conçoivent pas l’éducation comme une simple transmission de savoirs, mais comme une porte d’entrée pour redéfinir l’identité et l’appartenance :
du « citoyen français musulman » vers le « musulman vivant en France, mais dont l’allégeance culturelle et politique se situe ailleurs ».
1) Pourquoi l’éducation est-elle une priorité pour les Frères musulmans ?
Le rapport explique que les Frères considèrent l’éducation comme :
un moyen de ré-islamiser les nouvelles générations ;
un outil pour fabriquer une communauté soudée au sein de la société ;
un levier pour normaliser le concept de “séparatisme doux” ;
une étape préparatoire à une ascension sociale et politique ultérieure.
Le danger réside dans le fait que ce processus ne passe pas par un discours frontal ou conflictuel, mais par une accumulation progressive :
langage, symboles, récits victimaires, littérature radicale, puis un transfert graduel de la loyauté de la nation vers l’organisation.
2) La cartographie de l’infiltration : de l’école à l’université
Le rapport dresse une cartographie complète des itinéraires d’infiltration du système éducatif, empruntés par les réseaux des Frères et leurs alliés, de l’école primaire à l’université.
Premièrement : les écoles musulmanes privées
Le rapport souligne l’augmentation constante du nombre d’écoles musulmanes privées sous contrat avec l’État, en raison d’une forte demande, et considère que l’enseignement privé est devenu l’un des principaux vecteurs de diffusion d’un discours religieux radical chez les enfants.
Bien que les établissements sous contrat soient soumis à un cadre officiel, le rapport alerte sur deux points particulièrement préoccupants :
Les écoles hors contrat disposent d’une large liberté dans le choix des programmes et des manuels.
Certaines ont déjà été fermées pour incompatibilité avec les valeurs républicaines.
Le rapport cite deux exemples :
1- Le lycée Ibn Rochd
Institution pionnière de l’enseignement islamique en France, fondée par les Frères musulmans en 2003, placée sous contrat avec l’État en 2008.
L’établissement accueille aujourd’hui environ 500 collégiens et 400 lycéens.
Les audits menés par la chambre régionale des comptes ont révélé :
a) La réception de financements illégaux, sous forme de prêts suivis d’annulations de dettes accordées par des mosquées voisines et par le centre islamique de Villeneuve-d’Ascq, financé par plusieurs pays du Golfe dans le cadre de financements étrangers directs jusqu’en 2016, révélés par les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot dans leur ouvrage Qatar Papers (2019).
b) De graves carences pédagogiques :
absence d’équipements de base dans les salles de musique, pauvreté du centre de documentation, absence d’ouvrages sur les institutions, la culture civique, la laïcité et l’éducation sexuelle, mais en revanche la présence d’ouvrages contraires aux valeurs républicaines, notamment ceux de l’imam al-Qaradawi et Les quarante hadiths de l’imam an-Nawawi, prônant la ségrégation entre hommes et femmes, l’interdiction pour une femme d’être examinée par un médecin homme, l’interdiction de changer de religion sous peine de mort, et la supériorité de la charia sur toutes les lois civiles.
2- Le lycée Al-Kindi (Lyon)
Les informations recueillies sur la situation du lycée Al-Kindi, dont la majorité des classes est sous contrat avec l’État, pourraient conduire la préfecture du Rhône à engager des procédures similaires.
Les inspections du centre de documentation ont révélé l’absence de manuels de géographie et d’éducation sexuelle, tandis que sont diffusées des publications de Tariq Ramadan et de nombreux ouvrages salafistes prônant la soumission de la femme, incluant les biographies de Hassan al-Banna, Youssef al-Qaradawi et Sayed Qutb.
Trois décisions de résiliation des contrats des écoles primaire, collège et lycée ont ainsi été prises le 10 janvier 2025, et notifiées au directeur de l’association gestionnaire.
Deuxièmement : les “kouttabs” (enseignement religieux parallèle)
Le rapport présente les kouttabs comme le passage le plus efficace pour instaurer très tôt une rupture entre l’enfant et les principes de la République.
Nombre de ces structures sont liées aux mosquées et diffusent des messages contraires aux valeurs républicaines, tout en évoluant dans des zones grises :
associations culturelles ou religieuses ;
cours de langue arabe ;
mémorisation du Coran ;
activités de week-end.
Le rapport avance une estimation frappante :
sur environ 2 500 mosquées ou salles de prière, près d’un quart auraient créé des kouttabs, accueillant jusqu’à 35 000 enfants.
Pour l’État français, cela équivaut à l’existence d’une “école parallèle” opérant hors du cadre scolaire.
Plus inquiétant encore : de nombreux parents ignorent ce que sont réellement les Frères musulmans, mais font confiance à la mosquée comme référence, ce qui permet une prise de contrôle sans conscience préalable.
Troisièmement : l’enseignement de l’arabe en ligne – les nouveaux canaux d’infiltration
Le rapport alerte sur la dangerosité de l’enseignement à distance, car il :
échappe à un cadre juridique clair ;
est relié à des réseaux transnationaux ;
permet la diffusion d’un discours idéologique au sein même des foyers ;
fusionne langue, religion et identité en un seul ensemble.
Il mentionne notamment l’Institut européen des sciences humaines, considéré comme un centre de formation de cadres capables d’enseigner et de prêcher (récemment fermé par décision gouvernementale, avant la classification de la confrérie comme organisation terroriste).
Le rapport cite aussi des plateformes visant particulièrement les femmes, à travers des discours renouvelés : épouse, mère, identité, engagement… faisant de la religion un système global d’organisation de la vie, et non une simple pratique spirituelle.
C’est là que se réalise l’idée la plus dangereuse :
transformer la foi en un projet politico-social global.
Quatrièmement : le maillon le plus faible – la petite enfance et les assistantes maternelles
Le rapport tire la sonnette d’alarme sur la petite enfance, qu’il considère comme une faille majeure du modèle laïque.
Il présente une étude de cas à Issy-les-Moulineaux concernant les relais d’assistantes maternelles (RAM) :
sur un échantillon de 60 assistantes, 25 % portaient le voile ;
autrement dit, un enfant sur quatre pouvait passer sa journée auprès d’une référence religieuse visible.
Le rapport précise que le problème n’est pas le voile en tant que tel, mais la transformation de la référence religieuse en discours éducatif.
Il cite l’exemple d’une femme ayant commencé à porter le voile après un pèlerinage en Arabie saoudite, puis ayant introduit des conceptions spécifiques sur la place de la femme et l’éducation différenciée des garçons et des filles.
Le manque de places en crèche pousse souvent les parents vers des solutions sur lesquelles ils n’ont pas de contrôle, transformant l’enfance en terrain d’infiltration involontaire.
Le rapport recommande notamment :
l’augmentation du nombre de crèches ;
la scolarité obligatoire dès 3 ans ;
l’intégration de la laïcité dans la formation des assistantes maternelles ;
l’exigence d’un niveau linguistique adapté ;
l’application stricte du devoir de neutralité religieuse dans la garde d’enfants.
4) L’université : l’infiltration douce par le discours de l’“identité” et des “droits”
Dans l’enseignement supérieur, le projet ne s’exprime pas par un discours religieux explicite, mais par un vocabulaire “militant”, “représentatif” et anti-discrimination.
Le rapport cite l’exemple de l’Union des étudiants musulmans de France (EMF), fondée à la fin des années 1980, disposant de dizaines de sections.
Son discours se veut inclusif et non religieux, mais il converge concrètement avec l’agenda des Frères musulmans à travers :
l’association systématique des causes étudiantes au concept d’“islamophobie” ;
des alliances avec des syndicats influents comme l’UNEF ;
une influence sur les positions syndicales concernant les symboles religieux, notamment le voile ;
des liens avec des réseaux de lutte contre “l’islamophobie” et la diffusion de guides destinés aux étudiants.
Résultat :
l’université passe d’un espace laïque unifié… à un espace où l’identité religieuse devient un outil de confrontation politique.
5) L’objectif final : produire un “citoyen alternatif”
Le rapport est explicite :
il ne s’agit pas simplement d’accroître l’enseignement religieux, mais de produire des individus :
partiellement ou totalement détachés de la société française ;
percevant la République comme un adversaire ou un système oppressif ;
transférant leur loyauté de la nation vers l’organisation ;
légitimant progressivement l’idée d’une société parallèle.
C’est cela, le véritable “séparatisme” :
non pas nécessairement la violence, mais une reconfiguration silencieuse de l’identité.
En conclusion, le rapport estime que l’infiltration de l’éducation est le vecteur le plus dangereux des Frères musulmans en France, car le moins visible et le plus durable.
L’arme ici n’est pas l’explosif… mais les programmes, les cercles éducatifs, les réseaux étudiants et l’espace numérique.
Le danger majeur réside dans le fait que ce processus opère dans une zone grise :
entre liberté religieuse et liberté d’association, entre école républicaine et enseignement parallèle.
C’est pourquoi la défense de la République commence par une question fondamentale :
qui éduque l’enfant en France ?
L’école… ou les réseaux des Frères musulmans ?
Paris- 17heures, heure du Caire.