Le Dialogue

L’ambassadrice de Chypre : « Les Égyptiens ressemblent beaucoup aux Chypriotes, Siwa est un lieu magique et Salah est un modèle pour les jeunes »

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À l’approche de la fin de sa mission au Caire, Polly Ioannou revient sur quatre années marquantes en Égypte, salue la chaleur de l’accueil égyptien et qualifie les relations entre Le Caire et Nicosie d’« indéfectibles ».

À quelques jours de la fin de sa mission diplomatique en Égypte, Polly Ioannou, ambassadrice de la République de Chypre auprès de la République arabe d’Égypte, a livré un témoignage empreint d’émotion sur les quatre années qu’elle a passées au Caire.

La diplomate a confié qu’elle quitterait l’Égypte avec « les plus beaux souvenirs », tout en reconnaissant que son départ serait difficile. « C’est la vie d’un diplomate. Nous passons d’un pays à l’autre, mais je suis convaincue que je reviendrai en Égypte. J’ai bu suffisamment d’eau du Nil pour être certaine d’y revenir un jour », a-t-elle déclaré.

 

Les Égyptiens me rappellent les Chypriotes

Selon l’ambassadrice, l’adaptation à la société égyptienne s’est faite naturellement grâce aux nombreuses similitudes entre les peuples chypriote et égyptien.

« Nos deux sociétés accordent une place essentielle à la famille et aux relations humaines. Ce qui m’a le plus marquée, c’est la chaleur et l’hospitalité des Égyptiens. Elles ont grandement facilité mon travail durant ces quatre années », a-t-elle expliqué.

Elle a également confié avoir adopté une habitude bien égyptienne : utiliser beaucoup plus souvent l’expression « Inshallah » qu’avant son arrivée au Caire.

 

Siwa, un souvenir inoubliable

Interrogée sur l’endroit qui l’a le plus marquée, Polly Ioannou a cité sans hésiter l’oasis de Siwa, qu’elle décrit comme « un lieu magique ».

Elle s’est dite fascinée par le paysage désertique, très différent de celui de Chypre, ainsi que par l’histoire de l’ancienne forteresse de Siwa.

L’ambassadrice a également salué la beauté de la côte nord de l’Égypte, dont les plages lui rappellent celles d’Ayia Napa, dans l’est de Chypre.

 

Le koshary, son plat égyptien préféré

Végétarienne, la diplomate a expliqué que le koshary était devenu son plat égyptien favori, estimant qu’il représente parfaitement la cuisine populaire du pays.

Elle a reconnu ne pas avoir appris beaucoup de mots en dialecte égyptien, précisant que la plupart de ses interlocuteurs parlaient très bien anglais, ce qui limitait la nécessité d’apprendre la langue au quotidien.

 

Mohamed Salah, « un exemple pour les jeunes »

Évoquant le football, l’ambassadrice a désigné Mohamed Salah comme son joueur égyptien préféré.

Elle a souligné que son admiration ne reposait pas uniquement sur ses performances sportives, mais aussi sur ses qualités humaines.

« Il est un modèle pour les enfants et les jeunes. C’est une responsabilité importante lorsqu’on exerce une telle influence », a-t-elle déclaré, en exprimant le souhait de voir l’Égypte réaliser un excellent parcours lors de la Coupe du monde.

 

Le cinéma égyptien mérite d’être découvert

Concernant la culture, Polly Ioannou a salué les actrices Yousra et Laila Eloui, ainsi que l’acteur Hussein Fahmy, qu’elle considère comme une figure emblématique du cinéma égyptien.

Elle a également exprimé le souhait que les grands classiques du cinéma égyptien soient davantage sous-titrés afin de permettre au public international de les découvrir, estimant qu’ils présentent de nombreuses similitudes avec les films grecs de la même époque.

 

Une relation historique entre l’Égypte et Chypre

À la question de résumer les relations entre Le Caire et Nicosie en un seul mot, l’ambassadrice a répondu : « Excellentes. »

Elle a rappelé que les deux pays entretiennent des liens historiques remontant à l’Antiquité et que ces relations n’ont cessé de se renforcer au fil des années.

« Aujourd’hui, je peux dire qu’elles sont indéfectibles », a-t-elle affirmé, tout en soulignant qu’il existe encore de nombreuses possibilités pour approfondir cette coopération.

 

Une passion pour les animaux

Sur une note plus personnelle, Polly Ioannou a révélé que si elle n’avait pas choisi la diplomatie, elle se serait consacrée à la protection animale.

Elle a expliqué avoir adopté un chien Baladi peu après son arrivée en Égypte et continuer à nourrir les animaux errants qu’elle croise dans les rues du Caire.

« Les chiens Baladi sont intelligents, fidèles et extraordinaires. J’encourage les Égyptiens à leur offrir un foyer », a-t-elle conclu.