Un nouveau rapport de force et d’équilibres géopolitiques se dévoile au Moyen-Orient. La guerre d’Iran, la guerre de trop, et le basculement du monde sous nos yeux. Pour répondre aux questions géopolitiques que se posent de nombreux conseillers de chefs d’Etat occidentaux ainsi que des journalistes de la presse internationale, Morad El Hattab, géopolitologue et président du parti politique « l’Alliance pour la France», nous éclaire sur les sujets d’actualités du proche orient, partage ses idées et analyses, il aborde la gestion des risques, et nous offre sa lecture des tendances stratégies actuelles la région.
Quelle est votre vision de la situation au Moyen-Orient, avec cette nouvelle guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran ?
Morad El Hattab : Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui de son propre aveu, conspire à cette fin depuis 40 ans, a déclenché contre l’Iran une nouvelle guerre irresponsable.
Après des décennies d’activisme belliciste, Netanyahou tient enfin sa guerre ultime, en service commandé, pour faire advenir le soi-disant « Machiah » des Juifs, et entraîner toutes les nations contre leur gré vers leur destruction ultime. Un rêve avoué et revendiqué par nombre de rabbins fanatiques … « Nous sommes dans une guerre et dans un conflit d'amplitude biblique ! » affirme le 13 mars 2026 le porte-parole de Tsahal Olivier Rafowicz sur I24News.
Sauf que cette guerre a de grandes chances d’être la « guerre de trop » : l’intensité de la riposte de l’Iran, soutenu par la Russie et la Chine, remettant en cause toute présence terrestre américaine au Moyen-Orient, est historique.
C’est ce qui rend aujourd’hui possible un grand basculement du Moyen-Orient, qui apparaît comme la seule solution collective contre un fanatisme sans limite, menaçant ouvertement tous les pays.
C’est une incroyable irresponsabilité, un dilettantisme et un empirisme stratégique qui sont en train de voler en éclats sous nos yeux. La mise en échec d’une haine belliciste venue du fond des âges…
Quelle légitimité pour cette guerre ?
Cette nouvelle guerre est injustifiable au regard du Droit international ou d’une quelconque éthique. L’AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) a réfuté depuis des années le prétexte israélo-américain à cette guerre inique contre l’Iran, qui s’effondre chaque jour toujours plus en dévoilant les mensonges de Jared Kushner et Steve Witkoff, les deux négociateurs interlopes du Président américain Donald Trump. Alors qu’il est connu depuis des années que ces inspections internationales (de l’AIEA ou des autres agences onusiennes) servent bien souvent à préparer la désignation des futures cibles des campagnes de bombardements anglo-américano-israéliens, c’est une tradition éprouvée (notamment en Irak, en Libye …). Les médias iraniens ont ainsi révélé (certainement avec des complicités occidentales) que le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, coordonne étroitement ses actions avec Israël et exécute ses directives . C’est exactement la guerre d’Irak de 2003, en pire : les armes de destructions massives sont inexistantes et sont le prétexte invoqué pour démolir chaque État « non coopératif » face au rêve délirant du « Grand Israël ».
C’est surtout une logique de haine fanatique, que trahit encore plus l’atroce bombardement délibéré d’une école de jeunes filles iraniennes, massacrées par un double bombardement : d’abord celui des enfants, puis leurs parents, puis des cadres du gouvernement iranien . Une frappe américaine, dite de « décapitation » est avant tout une logique mafieuse qui doit être dénoncée devant l’Histoire.
En fait c’est du « déjà vu ». La même haine fanatique avait sévi contre l’Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale : des bombes pesant jusqu’à 10 tonnes contre des civils, dont certaines délibérément réglées pour exploser à retardement contre les équipes de secours, sont dirigées contre des civils. Des crimes de guerre jamais punis…
C’est une « tradition » en apparence « américaine », de bombarder sans limite des populations civiles : au phosphore blanc et incendiaire (Dresde, joyau culturel, plus de 260.000 morts sans aucune raison militaire), à l’arme nucléaire (les villes chrétiennes d’Hiroshima et de Nagasaki). Or, on sait peu que cette volonté soi-disant « américaine » était avant tout une volonté fanatique juive, ne faisant qu’actionner le « bras armé » américain . Exactement comme aujourd’hui : la culpabilisation des seuls États-Unis dans cette attaque élude les véritables responsables qui ont ouvertement phagocyté le Président Trump aux Etats-Unis, et qui « actionnent » les Etats-Unis comme leur créature docile, ce dont témoignent les nombreux aveux de Netanyahou et de ses sbires…
Les mêmes constantes, les mêmes signatures se retrouvent exactement, à Gaza ou au Liban (des civils chrétiens et musulmans bombardés en ce moment même au phosphore blanc), et contre l’Iran, Téhéran sous des tapis de bombes… Ajoutons la destruction délibérée de nombreux sites culturels inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, ce qu’a rappelé le ministre iranien des Affaires étrangères. Notamment le palais du Golestan, merveille du XIVe siècle. Silence assourdissant de l’UNESCO, illustrant bien la soumission des organisations internationales d’un certain « ordre » du monde. Signature récurrente du mondialisme depuis le saccage du Palais d’été, durant les guerres de l’Opium : la signature haineuse des prédateurs qui n’ont pas d’Histoire (États-Unis) et/ou qui font tout pour détruire l’histoire des autres (Juifs/israéliens) afin de prétendre qu’ils ont tout inventé bien avant les autres et qu’ils sont à l’origine de tout. Vieilles constantes…
Et le ciblage de l’Ayatollah Ali Khamenei ?
Cette guerre d’Iran a été déclenchée par Israël avec l’assassinat du chef spirituel de l’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei : l’homme qui avait rendu un avis juridique islamique (fatwa) contre les armes nucléaires considérées comme impies. Non sans raison, puisqu’elles rendent possible la destruction sans limite de l’œuvre divine sur Terre.
Cibler un dirigeant en exercice est la rupture d’un tabou en Droit international. Les négociations ne sont pas menées de bonne foi et ne servent qu’à tromper pour mieux cibler des dirigeants adverses : c’est la perversion et la négation totale de la géopolitique, de la Diplomatie, allant même jusqu’à dénier l’existence du Droit international. C’est aussi une logique de ciblage délibéré des modérés et des personnages rationnels, afin de rendre possible une radicalisation et une guerre sans limite. C’est la même haine que celle qui était exercée à l’encontre de Muammar Kadhafi (Libye) ou d’Hassan Nasrallah (Liban). Israël a la rancune tenace, c’est dans son histoire tribale, ces gens ne connaissent ni le pardon ni la miséricorde que l’on trouve dans le Christianisme et l’Islam…
C’est une stratégie israélienne intenable car « schizophrénique » faite de séduction, de radicalisation et de punition de l’Iran, tout et son contraire à la fois. Sa seule logique est le massacre maximum et la soumission terroriste haineuse de tout Etat et de tout peuple récalcitrants. Après des décennies d’activisme belliciste infructueux pour entraîner les Etats-Unis contre l’Iran (notamment en septembre 2012), puis une première guerre israélienne « des 12 jours » terminée piteusement (juin 2025), puis deux tentatives de changement de régime échouées pareillement, il s’agit à présent de punir sans limite le peuple iranien, qui renâcle à être « libéré », comme les Irakiens, les Libyens et les Syriens avant eux…
C’est surtout une stratégie de « radicalisation à fin d’éradication » de l’Iran : ne lui laissant comme choix que la « capitulation sans condition » - comme à l’Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale - l’anéantissement, la capture de son pétrole et la nomination d’un dirigeant fantoche, ouvertement prônés par le président Trump. Or, le célèbre journaliste Tucker Carlson (la voix de l’Amérique intègre, réfugié au Qatar), l’a rappelé : « La capitulation sans condition signifie que les troupes étrangères peuvent violer votre femme et votre fille, et pour éviter ça, chacun fera tout ce qu’il peut » . L’Allemagne de 1945 s’en souvient (et toute l’Europe centrale) : une guerre d’après-guerre contre le peuple allemand sans aucune protection, une soumission totale . On trouve encore des vidéos de soldats américains en Irak, en 2003 qui se vantaient des mêmes exactions… Et là, nous avons la TV israélienne qui célèbre Meir Ben Shitrit, un soldat israélien ayant violé une détenue palestinienne devant une caméra, le présentant comme un héros à la télévision nationale israélienne. Des réservistes israéliens ont provoqué des émeutes pour le défendre, et l'avocat qui a tenté de le poursuivre est désormais assigné à résidence. C’est une société malade de son suprémacisme .
Quelle est l’articulation de la coopération entre Israël et les Etats-Unis ?
C’est le Président américain Trump qui exige en apparence, mais c’est Netanyahou qui le dirige en sous-main. Le Secrétaire d’État Marc Rubio l’a avoué sans l’avouer, avant d’avouer qu’il ne l’avait pas avoué. Indice de ce « traitement » en sous-main de Trump et des Etats-Unis…
Devant l’Histoire, la responsabilité de Netanyahou dans l’égarement actuel d’Israël est écrasante, contre l’avis même des serviteurs de l’Etat israélien (Justice, Renseignement) qu’il réduit au silence de toutes les façons possibles. Cet égarement a été imposé aux Etats-Unis, par subversion et par corruption comme le démontre l’affaire Epstein. La nouveauté, c’est que les patriotes américains sont en train d’acquérir une conscience de plus en plus grande de cette responsabilité extérieure, comme par un effet d’« avalanche ». C’est « la queue israélienne qui secoue le chien américain », pour reprendre une métaphore en lobbying distinguant la cause et l’effet : c’est bien Israël qui entraîne les États-Unis dans la guerre, et certainement pas l’inverse. « La décision de Trump d'entrer en guerre ne peut être comprise en se basant uniquement sur les seuls « intérêts de Sécurité nationale » des États-Unis. La meilleure explication consiste à examiner la forte volonté d'Israël d'entraîner les États-Unis dans cette guerre et le contrôle que les donateurs pro-israéliens exercent sur la politique étrangère américaine. Nous sommes sous l'emprise d'une puissance étrangère » .
Mais c’est tout un système de pensée juif et israélien dysfonctionnel qui doit être incriminé : le messianisme devenant la norme, le fanatisme religieux n’a plus besoin de se cacher. Israël ne s’embarrasse plus d’aucun prétexte, assumant pleinement son expansionnisme fanatique indéfendable tout en le niant : d’après son ambassadeur en France, Israël ne ferait que récupérer des territoires qui lui ont toujours appartenu avec pour conséquence, le génocide et l’épuration ethnique de Gaza, à présent de la Cisjordanie et du Liban, les exactions quotidiennes contre les chrétiens, les musulmans, contre tout ce qui n’est pas juif…
Le Moyen-Orient avait été mis en garde contre cette logique de guerre sans fin au Moyen-Orient par la France, notamment après les attentats du 11 septembre 2001. Le Président Charles de Gaulle avait voulu défendre le Liban contre la future guerre du Liban américano-israélienne, début 1968, il avait subi cinq mois plus tard une terrible déstabilisation qui était une tentative de changement de régime (« Mai 1968 »), laquelle réussit finalement un an plus tard à l’occasion d’une intrigue politique. Jacques Chirac avait lui aussi défendu le Liban avec des moyens lourds jusqu’en 2007. Malgré le retournement de la France depuis 2007, l’ancienne et puissante expertise islamique et diplomatique française a survécu malgré tout, remettant en causes les multiples mensonges qui ont conduit à la guerre actuelle …
De nombreux acteurs de l’Armée et du Renseignement américain, et même israélien, avaient dénoncé les véritables perpétrateurs israélo-américains (Steve Pieczenik notamment ), et freiné autant que possible cette nouvelle guerre d’Iran. Mais la haine fanatique semble aujourd’hui déchaînée. C’est tout le Moyen-Orient qui est mis en danger aujourd’hui, voire même le monde entier, par une perspective de troisième guerre mondiale.
Sauf que l’imprévu a un rôle dans l’Histoire, et les interventions divines aussi. Par la conjonction des deux, nous voyons qu’il devient possible de mettre en échec cette haine belliciste, des changements extraordinaires se produisent en ce moment-même…
D’où proviennent ces changements ?
Un changement multi causal s’opère sous nos yeux et chacun y a son rôle : le long martyr de Gaza aura été déterminant dans ces prises de conscience. Un nouveau rapport de force collectif est en train de s’établir pour conjurer le pire.
L’affaire Epstein a montré combien le monde occidental a été subverti, au terme d’une Histoire méconnue de cinq siècles, depuis l’Antiquité en vérité. Ce n’est pas une vue de l’esprit que de surnommer cette nouvelle guerre la « guerre d’Epstein » : conçue pour éluder cette affaire Epstein et l’écrasante responsabilité d’un fanatisme juif terriblement pervers.
Les historiens antiques racontaient déjà ces perversions dégénérées face auxquelles le judaïsme n’a jamais été clair. La comparaison entre les enfants iraniens massacrés par ceux qui pervertissent les enfants occidentaux, résume le problème. Le schéma d’une « armée de Dieu contre l’armée d’Epstein » n’est pas qu’une figure de style. Idem pour les autodafés publics de Baal en Iran, que les initiés comprennent : il y a un duel magique et mystique derrière cette guerre qui est spirituelle avant tout…
La jonction de ces deux facteurs, Gaza (et les autres exactions israéliennes partout) et l’Affaire Epstein, rend possible un changement historique qui sera irrésistible contre Israël et les Etats-Unis subvertis.
Le monde entier prend soudainement conscience du pire : le fanatisme sioniste ignorant des chrétiens protestants évangéliques est soudainement pris en défaut par les chrétiens catholiques, rejoignant les orthodoxes contre cette subversion de l’Occident chrétien. Le djihadisme fabriqué, que la France fut le premier pays occidental à dénoncer (1930), devient évident. La volonté de « guerre de tous contre tous » aussi : multiplier les guerres pour propager le chaos en Orient comme en Occident, semer la haine religieuse entre Islam et Chrétienté. Cette stratégie revendiquée par les rabbins fanatiques apparaît soudain au grand jour, et le « Choc des civilisations » montre ce qu’il est en réalité : une idéologie fabriquée pour servir ce bellicisme intenable en poussant les chrétiens et les musulmans à s’entre détruire.
Ce « Choc des civilisation » n’aura donc pas lieu ?
Nous vivons une ère de révélations incroyables et de prises de conscience historiques, une logique collective imprévue, tant en Occident qu’en Orient.
Les Occidentaux comprennent à quel point ils ont été manipulés et subvertis, à quel point ils ont nourri des vipères en leur sein. Tout se retrouve soudainement connecté : la destruction de la vie de toutes les façons possibles, partout en Occident, destruction de la santé, de la fertilité et de l’enfance, les guerres illégitimes propagées au monde entier par des mensonges, les migrations chaotiques pour semer la détestation…
Même les étatsuniens prennent conscience d’à quel point les Etats-Unis ont été détournés : le dramatique retournement de l’Alt-Right et du mouvement MAGA sur 10 ans (2016-2026), et l’aboutissement de cette opération psychologique dans cette guerre imposée contre la volonté du peuple. C’est ce que vient de rappeler l’humble, professionnel et héroïque Général Flynn , ex-patron du Renseignement militaire (DIA), qui avait été l’homme le plus crédible autour de Trump en 2015-2016, le premier ciblé par une opération subversive malveillante et mensongère (le Russiagate).
Les voix les plus écoutées de ce mouvement MAGA, Candace Owens, Joe Rogan, Tucker Carlson, Alex Jones, qui ont chacun été les pionniers des prises de consciences citoyennes américaines de ces dernières années, prennent à présent leurs distances, tout comme la très méritante DNI Tulsi Gabbard et le Vice-président J.D. Vance, soi-disant « christo-fasciste » parce que catholique et critique face à ces guerres scélérates : contraints à certaines déclarations de circonstances, ils ne sont pas dupes. Tous deux avaient freiné des quatre fers, tentant de dissuader Trump de mener cette guerre, mettant en évidence les mensonges de Netanyahou, mais Trump est manifestement dans la main des subversifs…
« Je pensais que si nous ne le faisions pas à ce moment-là, ils avaient l'intention de nous attaquer... d'après ce que Steve [Witkoff], Jared [Kushner], Pete [Hegseth] et d'autres m'avaient dit — Marco [Rubio] était très impliqué —, je pensais qu'ils allaient nous attaquer » . Comprendre : Trump a été intoxiqué par Jared Kushner (c’était déjà le cas concernant le COVID ), pour croire que l’Iran attaquerait les États-Unis. Ce conseiller incompétent anormalement proche de Netanyahou, largement cité dans les dossiers Epstein , a donc fabriqué ce postulat, à partir duquel il a entraîné l’Amérique dans une guerre, en négligeant l’avis de ses partisans les plus sérieux… Karoline Leavitt, l'actuelle secrétaire de presse de la Maison Blanche sous l'Administration Trump, vient de le révéler, non sans malaise, dans une conférence de presse alors que le sort des armes semble moins glorieux pour les Américano-Israéliens … Le Président a eu un « sentiment », d’après les « faits » qu’on a bien voulu porter à sa connaissance. Un choix savamment « orienté », en réalité, par des conseillers occultes, les mêmes qui avaient organisé l’éviction des analystes les plus sérieux comme le Général Flynn, l’homme qui avait été le fer de lance de la victoire de Trump en 2016 !
De nombreux analystes patriotes sérieux rejoignent ce constat d’une guerre incroyablement irresponsable, dont Wes J. Bryant . Max Blumenthal a obtenu un enregistrement audio divulgué du PDG de l'AIPAC admettant qu'ils avaient manipulé Marco Rubio et Mike Waltz dès le début. « Ils sont désormais nos bouées de sauvetage au sein de l'Administration ». Voilà ce qu'un lobbyiste étranger non enregistré dit de l'équipe de Sécurité nationale de Trump. « Cela ne sert pas les intérêts américains. Trump l'a fait pour une seule raison : l'influence israélienne » . Cette influence a largement été dénoncée depuis quelques mois, mais c’est une omerta qui se brise alors qu’auparavant, seule de rares universitaires avait osé s’attaquer au sujet. Citons spécialement les travaux de John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt, deux universitaires américains réputés, spécialistes en relations internationales sur l’influence du lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine (2007). Ils démontraient que ce considérable soutien américain à Israël ne peut s'expliquer par des intérêts stratégiques communs, ni par des impératifs moraux. En 2018, la chaine Al Jazeera, propriété du Qatar, avait programmé le reportage d’un journaliste infiltré sur le très puissant lobby pro-israélien aux États-Unis… Ce documentaire fut interdit de diffusion ! Mais nous avons une légion de politiciens américains stipendiés qui passent leur temps à relayer une agitprop israélienne, et à assimiler toute revendication chrétienne comme de l’antisémitisme. Dernière allégation en date, du regrettable sénateur Ted Cruz (que Steve Pieczenik avait ridiculisé en son temps) : Ted Cruz affirme que l’expression « Christ est Roi » est désormais utilisée en ligne de manière antisémite pour cibler les Juifs .
Alors quelle serait l’étape suivante, selon la logique des fanatiques ? Max Blumenthal a aussi évoqué ce qui était lourdement suspecté par les initiés : l’organisation de fausses attaques contre Trump pour renforcer ce postulat. Le FBI, le Mossad et Netanyahu lui-même ont orchestré des complots d'assassinat contre Trump afin de le convaincre que l'Iran cherchait à le tuer, et ainsi provoquer une attaque américaine contre l'Iran. C’est la suite méconnue des multiples tentatives de déstabilisation de Trump depuis 2015, qui ont abouti à son « retournement » sur 10 ans, en l’esseulant et en suscitant sa paranoïa. Le procédé n’est pas nouveau, il y a un lien avec l’Histoire d’Hérode le Grand, Staline et tant d’autres dirigeants phagocytés de la même façon dans l’Histoire …
Le Général Flynn a mis en garde contre une autre crainte évidente : la potentialité d’attentats sous faux pavillon, par des « cellules dormantes », sur le sol américain . Il n’y a pas que des cellules dormantes « iraniennes », les gouvernements américano-israélien ont déjà un lourd passif d’utilisation de leurs agents opérant sous faux pavillon. Ce serait une logique israélienne proverbiale, déjà largement établie, cousue de fil blanc. La méthode est toujours la même : faire de l’agitprop préalable concernant un risque allégué et ainsi façonner l’opinion. Quand le travail des Services de Renseignement est sérieux et honnête, il n’y a pas ce genre d’agitprop. Une affaire similaire de provocation contre les musulmans en France, faussement attribuée à la Russie, vient d’être révélé sur le même modèle .
Pouvons-nous envisager que les révélations de ces fuites soient voulues par des gens qui veulent éviter le pire que Trump n’a pas su éviter?
Comme pour l’affaire Epstein, il y a, à mon avis, une collusion entre les véritables patriotes de tous les pays, y compris israéliens, lucides sur le fanatisme de ceux qui les poussent à leur autodestruction. Dans une certaine mesure, il est possible de considérer que les fanatiques sont devenus trop puissants aux États-Unis comme en Israël, il faut laisser les fanatiques s’autodétruire, mais sans entraîner le reste du monde avec eux… Mais là, ce n’est plus la guerre de 12 jours où Israël était parti seul en guerre, rejoint tardivement par les États-Unis les portants à bout de bras et leur permettant de sortir de cette humiliation. Ce sont bien les États-Unis et certainement Trump qui a été piégé personnellement, soumis à injonction perverse, pour mener cette guerre pour Israël. Résultat ? « Cette administration a commis plus de crimes de guerre ces derniers jours, que n’importe quel autre pays depuis Hitler » (Colonel Larry Wilkerson, ancien chef de cabinet de Colin Powell) . Et qui va porter le chapeau, la responsabilité « officielle », seul ? Trump, évidemment.
A ce compte-là, après avoir été poussé au pire, Trump sera évidemment lâché et livré en pâture au monde entier : il se retrouvera seul, dans la main de la Subversion qui le sacrifiera inévitablement, peut-être destitué. C’est déjà le cas, avec les tentatives israéliennes de rendre Trump « seul responsable » de tout ça. Un niveau d’hypocrisie et de chutzpah intersidéral… Inversion dramatique pour qui comprend le retournement sur 10 ans de ce mouvement anti-guerre qui ne voulait qu’une politique américaine plus responsable dans le monde. Trump aura un destin à la Hérode : initialement puissant, mais poussé à son autodestruction par un clergé fanatique et de multiples intrigues… Dix ans de subversion conjointe par l’équipe Obama, les réseaux de George Soros, Chuck Schumer et les autres chevilles ouvrières de Netanyahou et des réseaux juifs fanatiques des Etats-Unis. Les véritables patriotes américains en sortiront discrédités, c’était le but de cette opération psychologique subversive de longue haleine…
Et quelles prises de conscience, pour le Moyen-Orient ?
Les Orientaux, quant à eux, comprennent soudainement avec une nouvelle acuité, à travers les déclarations fanatiques de Benyamin Netanyahou, que chaque pays du Moyen-Orient va être détruit séparément s’ils ne prennent pas collectivement conscience qu’il faut s’unir face à un seul et même fanatisme belliciste.
C’est cette logique collective qui est imprévue : la Russie et la Chine rendent possible un nouveau futur, soutenant l’Iran qui rend coup sur coup aux Américano-Israéliens (avec le rôle équivoque de la Grande-Bretagne en arrière-plan, comme en Ukraine). Tant et si bien que le Moyen-Orient tout entier peut entrer en mouvement.
Le Moyen-Orient saisit donc la balle au bond ?
J’ai déjà évoqué en 2020 l’importance cruciale des choix du Prince héritier Mohammed ben Salmane, des luttes d’influences dans lesquelles il a su garder un cap, malgré les turbulences politiques subversives aux Etats-Unis, alors que personne ne croyait en lui, en Occident. La phase finale se joue sous nos yeux : ce n’est plus uniquement la libération géopolitique et financière de l’Arabie Saoudite que j’avais aussi annoncée en 2022 , mais c’est tout le Moyen-Orient qu’entraîne à sa suite l’Arabie Saoudite, dans un jeu de binôme avec l’Iran, avec l’importance du Pakistan en arrière-plan.
L'ancien Premier ministre qatari, Cheikh Hamad ben Jassim ben Jaber Al Thani, a appelé à la formation d'une alliance stratégique de défense regroupant l'Égypte, l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan. Il a qualifié cette alliance d'« urgence » compte tenu de l'évolution de la situation et de la dynamique régionale et internationale. Cet appel a été lancé quelques semaines avant l'attaque israélienne et américaine contre l'Iran, prévue le 28 février 2026. Ce n'est pas la première fois qu'Israël attaque l'Iran en pleine négociation . L'ancien Premier ministre qatari, Cheikh Hamad bin Jassim, affirme à bon Droit que le pacte de défense saoudo-pakistanais (avec une possible inclusion de la Turquie et de l'Égypte) est une étape clé pour la sécurité régionale, exhortant les États du Golfe à y adhérer et soulignant qu'il ne devrait pas cibler l'Iran. C’est la paix pour toute la région qui se dessine .
Seuls les Émirats arabes unis et l’Inde tardent à le comprendre aujourd’hui, mais les plus grands acteurs du Moyen-Orient, Arabie Saoudite, Égypte, Pakistan et même récemment la Turquie, le Qatar et le Koweït, comprennent qu’ils sont tous ciblés et qu’ils doivent avoir individuellement un rôle crucial dans la mise en échec du pire. C’est toute la Pax Judaïca américano-israélienne des accords d’Abraham (2020) qui s’effondre, parce qu’il est illégitime. En 2015, rapprochement stratégique entre les chrétiens orthodoxes russes et l’Islam, proposant des alternatives au système financier prédateur actuel, d’inspiration historiquement juive . En décembre 2023, le prince héritier d'Oman Thayazin bin Haytham Al Said avait soutenu le discours du Président russe Vladimir Poutine sur l'injustice de cet ordre mondial prédateur, caractérisé par la domination de l'Occident, ou plutôt d’un Occident subverti en réalité …
Les annonces compromettantes et autres vantardises incroyables de Netanyahou ont elles aussi eu leur rôle dans ses prises de conscience. Lorsqu’il a avoué coup sur coup sa mauvaise foi sur la question palestinienne, et son intention de détruire tant « l’axe chiite » que le « l’axe sunnite » : « Nous sommes en train de bloquer l’axe chiite. La prochaine étape sera l’axe sunnite radical ». « Nous arrêtons l'axe chiite et nous nous défendrons également contre l'axe sunnite. Notre objectif est de combattre, combattre, combattre et gagner, gagner, gagner, gagner ».
L’« Axe chiite » auquel il fait référence, c’est l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Liban et le Yémen.
L’« Axe sunnite », c’est l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweït, la Turquie, l’Égypte et la Libye jusqu’aux restes du Maghreb (principalement l’Algérie).
Netanyahou a ainsi commis l’erreur inévitable des Juifs, et plus globalement, de tous les dirigeants sociopathes qui s’appuient sur une base de parti décadente tout autant fanatique que lui. C’est une erreur, mais ils devront inévitablement avouer tôt ou tard leurs méfaits, mensonges et intentions à leurs partisans qui les soutiennent en ce sens, pour mobiliser les forces d’Israël (et des États-Unis) afin d’atteindre leurs buts. C’est à chacun d’être suffisamment intelligent pour comprendre que les menteurs pathologiques se trahissent toujours…
C’est donc pour cette raison que les pays musulmans ont pris conscience d’une union nécessaire ?
C’est évident, et des révélations historiques l’attestent, par exemple, la multiplication des attaques israéliennes sous faux pavillon, par de fausses attaques de missiles soi-disant « iraniens », afin de dresser l’intégralité du Moyen-Orient arabo musulman contre l’Iran dans une guerre totale. Au tout début du conflit, on évoqua l’étonnant « ciblage de l’ARAMCO saoudienne par l’Iran ». Mais il fut révélé par le Ministre des Affaires étrangères saoudien, grâce aux Service de Renseignement pakistanais (et potentiellement même une assistance du Renseignement chinois), que c’est Israël qui a mené cette attaque . La révélation de cette provocation incroyablement malveillante est en soi historique : ce sont des années de guerre inutile entre l’Arabie Saoudite et l’Iran qui sont ainsi conjurées, comme auparavant entre l’Irak et l’Iran dans les années 1980.
Le sénateur Lindsey Graham, connu pour ses mœurs interlopes et vraisemblablement tenues dans des dossiers malséants, s’est livré à son exercice d’agitation propagandaire coutumière en appelant les Etats du Golfe à entrer en guerre, affirmant qu’il avait été attaqué par l’Iran et qu’il devait dorénavant combattre aux côtés des États-Unis. Le milliardaire des Émirats arabes unis Khalaf Ahmad Al Habtoor, l’a corrigé de manière humiliante : « Nous savons parfaitement pourquoi nous sommes attaqués, et nous savons aussi qui a entraîné toute la région dans cette dangereuse escalade sans consulter ceux qu'il appelle ses "alliés" ». Autrement dit : « vous avez déclenché cette guerre sans nous consulter, nous n’allons pas la mener à votre place ».
Khalaf Ahmad Al Habtoor rappelle les mots du même sénateur Graham, remarquant que l'Iran et le Venezuela détiennent à eux deux 31 % des réserves mondiales de pétrole, et que selon lui, si les États-Unis s’en emparent, ce sera un « cauchemar pour la Chine » tandis que l'Amérique « engrangera des profits considérables ».
Dès lors, Al Habtoor conclut à l’évidence : les Américains veulent cette guerre pour le pétrole, pour le profit, contre la Chine, fustigeant ce racket hypocrite : « nous n'avons pas besoin de votre protection. Tout ce que nous vous demandons, c'est de nous laisser tranquille ». Quant au sénateur Graham, il lui rappelle ses allégeances questionnables : « vous êtes peut-être sénateur au Sénat américain, mais quiconque entend vos déclarations pourrait penser que vous êtes membre de la Knesset israélienne, car vous défendez davantage les intérêts d'Israël que ceux du peuple américain lui-même. Nous n'entrerons pas dans cette guerre pour servir les intérêts d'autrui, et nous ne sacrifierons pas nos fils dans un conflit qui aurait pu être évité par la diplomatie et des solutions politiques. Nous voulons la paix et la stabilité. Nous n'accepterons pas d'être entraînés sur la voie de la guerre, ni de servir de combustible dans les conflits d'autrui ».
Qu’en est-il des liens entre les Etats-Unis et les Etats du Golfe ?
L'« alliance » entre le Golfe et les États-Unis vient donc de se fissurer publiquement : l’hypocrisie, le pétrole, les manipulations, la vision léonine americano-israélienne… C’est une prise de conscience des EAU, et plus globalement des Etats du Golfe, qui n’ont aucun intérêt à s’engager dans un conflit qu'ils n'ont jamais souhaité .
La même chose peut être dite d’une citation non encore confirmée officiellement, de Cheikh Hamad ben Jassim ben Jaber Al Thani, ex Premier ministre du Qatar : « Dès que nous déclarerons la guerre à l'Iran, l’Amérique se retirera du conflit, vendra des armes aux deux camps et utilisera nos ressources pour vaincre les deux camps et étendre le projet du Grand Israël » . C’est la leçon de la guerre Iran-Irak et de nombreuses autres manipulations, c’est aussi la vérité révélée sous forme de fiction dans le film « Lord of War », où un « MoD » (« marchand de mort ») américain confirme que durant cette guerre, les États-Unis et Israël ont vendu des armes aux deux belligérants, dans le but qu’aucun ne l’emporte, justement, de façon à les épuiser tous les deux pour mieux contrôler durablement le Moyen-Orient…
D’autres analystes citent ces propos, réels, non confirmés ou suscités en sous-main en jouant sur cette confusion pour réveiller les consciences.
« Ils vendent sans cesse des armes aux deux camps pour épuiser nos ressources et nous affaiblir, afin d'étendre leur projet de Grand Israël. […] Cela signifie que les États-Unis et le Mossad israélien coopèrent depuis le début pour déclencher cette guerre. Leur principal objectif est de construire le Troisième Temple qu'ils convoitent et de détruire le Conseil de coopération du Golfe de l'intérieur en semant la discorde parmi nous, Arabes et Musulmans. Imaginez, mes amis, un plan diabolique visant à nous faire nous entretuer pendant qu'ils restent les bras croisés, à regarder et à rire !
Par Dieu, le plan israélien n'est pas de vaines paroles ; c'est une tromperie méticuleusement élaborée et soigneusement planifiée. Ils veulent nous inciter à nous anéantir les uns les autres, à nous frapper les uns les autres avec le feu et le fer, afin que plus aucun d'entre nous ne reste organisé, fort, ni même en vie pour résister à l'expansion du Grand Israël, que l'Iran s'efforce actuellement de contrer.
Imaginez la scène : de puissants pays islamiques comme l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis et d'autres, s'effondrant économiquement et militairement à cause de guerres extérieures qu'ils souhaitent provoquer, par exemple, l'Iran et les musulmans s'entre-déchirant comme des loups affamés, tandis qu'Israël étend son emprise sur nos vastes terres, étendant ses frontières du Nil à l'Euphrate, et construisant son troisième temple sur les ruines de la mosquée bénie Al-Aqsa, la première des deux Qiblas et la troisième des deux mosquées saintes !
Ce n'est pas qu'un rêve, mes frères ; Il s'agit d'un véritable plan visant à faire d'Israël la seule et unique puissance dominante au Moyen-Orient, tandis que nous nous noyons dans un océan de sang et de destruction. Peuple de la nation, il est temps de nous réveiller ! Imaginez si nous persistons dans ce jeu malfaisant : nos économies s'effondreront, nos armées s'affaibliront, notre peuple sera divisé et la mosquée Al-Aqsa ne sera plus qu'un souvenir.
Mais, par Dieu, nous sommes la nation du Prophète Muhammad (que la paix et les bénédictions soient sur lui), une nation unie et forte, et nous ne permettrons pas à ces plans sataniques de triompher entre sunnites et chiites. Nous devons nous unir, comprendre les enjeux et faire front commun contre ceux qui veulent nous diviser. Je le proclame haut et fort : que Dieu protège notre terre et notre peuple, et qu'il retourne contre eux les complots des conspirateurs.
Que la vérité soit connue de tous, afin que nous vivions en paix et en sécurité. Ô Dieu, protège l'islam et les musulmans » .
Ces mots de Saud Almalki illustrent combien ces prises de conscience des analystes arabes ressemblent quasiment au mot près aux anciennes prises de conscience occidentale passées. Ils sont en train de comprendre exactement ce que constataient les patriotes occidentaux, qui avaient documenté à différentes époques la réalité d’une puissante subversion internationaliste depuis cinq siècles. Mais ces patriotes ne furent pas en mesure d’empêcher les deux guerres mondiales du XXe siècle et la Révolution russe, suite de la Révolution française. Ils comprirent trop tard la profondeur de toute cette incroyable subversion, et la façon dont on avait dressé les occidentaux les uns contre les autres. Un véritable complot contre la civilisation occidentale. Le communisme hier, comme le djihadisme aujourd’hui, ne furent que des idéologies sécrétées pour atteindre un même but … John Edgard Hoover, le grand patron du FBI, fut certainement bien plus lucide qu’on ne le prétend aujourd’hui, lorsqu’il remarquait par des mots dérangeants, au sujet de l’influence communiste durant les années 1950 en URSS comme aux États-Unis :
« L’individu est handicapé par le fait de se trouver face-à-face avec une conspiration si monstrueuse qu’il ne peut même pas croire qu’elle existe. L’esprit américain n’est simplement pas arrivé à la prise de conscience du mal qui a été introduit en son sein. Il rejette l’hypothèse même, que des créatures humaines puissent avoir épousé une philosophie qui en fin de compte, en arrive à détruire tout ce qui est bon et décent » .
Mais la conclusion de Saud Almalki laisse envisager que le monde islamique peut réussir là où le monde occidental a échoué : parce que l’Islam est bien moins naïf et bien plus unifié idéologiquement que le christianisme. Alors que le Christianisme a oublié des pans entiers de son Histoire et a imprudemment inclus l’Ancien Testament, donnant une légitimité aux Juifs sans comprendre leurs luttes d’influence, ce dont ils ont abusé depuis 2000 ans . C’est en tirant profit au maximum de cette expérience occidentale, au gré d’une alliance islamo-chrétienne cruciale (spécialement avec la France et la Russie, les deux pays chrétiens ayant développé une expertise antisubversive la plus sérieuse), que le monde musulman peut réussir là où la chrétienté a échoué : en mettant en échec cette incroyable subversion dont parle aussi bien la Bible que le Coran.
Le réputé analyste politique saoudien Saad Al-Faqih, résume cette réalité en une critique acerbe à l'encontre du soutien des pays arabes aux États-Unis et à Israël : « Nous sommes occupés par les États-Unis, et les pays arabes sont devenus un bouclier pour les États-Unis et Israël !». « Nous protégeons les États-Unis, nous avons invité les Américains à nous protéger, et maintenant nous les protégeons ». « Nous n’avons aucun motif de protester contre l’Iran, aucune justification, car nous avons fourni nos bases militaires aux États-Unis. Je le jure, nos prétentions à la neutralité dans cette guerre sont inacceptables » .
Ainsi, la mise en échec de cette tentative de déclencher la guerre entre l’Iran et les autres Etats du Golfe, risque fort de se transformer en une alliance de tous les Etats du Golfe, Iran compris, contre la subversion
De même, la façon dont les Services secrets saoudiens et qataris ont appréhendé des agents saboteurs israéliens qui s’apprêtaient à commettre des attentats sous faux pavillon sur leur sol pour les attribuer à l’Iran.
Ou encore, l’aveu du Rabbin Yosef Mizrachi (août 2024), envisageant une destruction de la mosquée d’Al-Aqsa pour l’imputer à l’Iran afin de déclencher une guerre sans fin au Moyen-Orient , et de reconstruire le fameux « Troisième Temple » juif !
Evoquons encore les multiples prises de positions, notamment saoudiennes, contre l’influence israélo-américaine au Moyen-Orient et le narratif propagé par Israël d’une guerre « de religion » comme « inéluctable » entre chiites et sunnites, après plus de 40 ans de manipulations et de destruction revendiquées dans ce but (depuis le plan Oded Yinon, 1982). Ce sont des jeux subtils de messages qui sont envoyés collectivement, par diplomates et acteurs de premier plan interposés, mais la trame générale devient évidente : que tout ceci soit révélé, trahit un nouveau rapport de force. Toutes ces manipulations vont se retourner contre les manipulateurs, et c’est historique après deux millénaires au moins de ces mêmes procédés.
Quelle évolution attendre par la suite ?
L'Iran a pu, à la grande surprise des Etats-Unis, démolir des bases américaines qu’il avait fallu des décennies à bâtir au Moyen-Orient. Des décennies d’investissement et de mensonges, jouant sans cesse les uns contre les autres, comme durant la Première guerre du Golfe où de fausses images satellites avaient servi de justification à un retour d’une présence militaire américaine massive en Arabie Saoudite. Les États-Unis avaient pareillement trompé le Qatar pour devenir propriétaires de leur base aérienne d'Al Udeid, entièrement financée par le Qatar. Une information révélée par l'ancien Premier ministre qatari, Cheikh Hamad bin Jassim, le même cité plus haut …
Cette destruction soudaine, par l’Iran, de milliards de dollars d’équipements de haute technologie sur les bases américaines au Moyen-Orient est historique, force les États-Unis à se replier, à quitter de fait le Moyen-Orient, et cause d’énormes problèmes d’approvisionnements stratégiques. Spécialement, par la destruction du réseau des radars qui couvrait le Golfe mais aussi le sud de la Russie. C’est aussi un reflux de la domination antibalistique américaine basée sur une capacité de « première frappe » (nucléaire) abusive, qui est brutalement remise en cause, celle que les États-Unis tentaient d’imposer à la Russie et au reste du monde depuis les années 1990…
Or nous savons que le monopole de la Chine sur les terres rares entraîne une gêne énorme pour le complexe militaro-industriel américano-israélien, suite à son épuisement sur les théâtres d’opérations précédents de Gaza, du Yémen et de l’Ukraine. Cette nouvelle guerre d’Iran et la stratégie collectivement pensée de mise en faillite de ce bellicisme, à coups de drones et missiles bon marché contre des intercepteurs hors de prix, va s’avérer payante. Ce sera l’inéluctable victoire de la logistique sur l’empirisme, du temps long contre l’irresponsabilité. Les amateurs déclenchent des guerres imprudentes, les professionnels pensent la logistique sur le temps long, et les médias subversifs Américano-Israéliens doutent soudain du bien-fondé de cette guerre, après d’énormes dégâts et des troubles à l’ordre public à Tel-Aviv… Après s’être moqué crânement de la Russie et de sa nécessaire censure de guerre depuis l’Ukraine, la soutenant en sous-main hypocritement pour des raisons historiques inavouées, il est significatif de voir qu’Israël a mis en place un bureau de censure préalable des images recueillies par les médias, pour cacher ces dégâts touchant notamment des bâtiments gouvernementaux, et non des moindres, le siège du Mossad .
Si les rumeurs évoquées par l’ancien inspecteur de la Commission spéciale des Nations unies (UNSCOM) Scott Ritter sont confirmées, laissant envisager que l’Iran aurait pu blesser ou tuer David Barnea (directeur du Mossad), le très fanatique Itamar Ben-Gvir (ex-ministre de la Sécurité nationale), ainsi que le frère de Netanyahu... ce serait le symbole extraordinaire que l’impunité des dirigeants israéliens est arrivée à son terme.
Impunité, mais aussi subversion du reste du monde. Car il est bon de rappeler que nous avons pu voir le même Itmar Ben Gvir au milieu d'une foule juive applaudissant l'arrivée massive d'Arabes musulmans en Europe, scandant : « Nous voulons que Mohammed soit le prénom le plus populaire au Royaume-Uni ! Nous voulons plus de Mohammed en Grande-Bretagne, en Suède et en France ! » . Alors que Netanyahou se vantait d’avoir empêché des Africains noirs de parvenir en Israël, parce qu’ils ne partagent pas « nos valeurs » . Mais quand il s’agit de transporter des migrants en Europe, les « ONG » israéliennes (Shai Fund) répondent présentes .
C’était déjà l’idée de la crise des migrants : submerger l’Europe et vider la population du Moyen-Orient pour faciliter l’influence israélienne ?
Cette même idée fut en effet renforcée depuis la « crise des migrants » (2015) : une logique consistant à créer contre l’Europe des migrations incontrôlées, afin de faire peur aux Juifs, pour en pousser le maximum à émigrer vers Israël . De nombreux rabbins fanatiques se vantent de cette subversion migratoire de l’Europe. Pure opération psychologique, fabriquant délibérément ce « choc des civilisations » par des violences terroristes insoupçonnées, terriblement humiliantes au quotidien pour les Européens et créant ainsi leur haine des immigrés .
Les musulmans du monde entier doivent être conscients du rôle détestable qu’on leur fait jouer, pour amener les Occidentaux à soutenir sottement Israël : c’est le « chaînon manquant » de l’analyse, répondant à la question de savoir comment Israël a pu si facilement influencer l’Occident contre la Palestine et le monde musulman. Il suffit que cette vérité soit révélée pour qu’un tout autre tableau apparaisse.
Parce que s’ajoute tout un climat d’agitation et de subversion idéologique qui, en Europe, dresse ces migrants contre les Européens (notamment par la musique « rap » qui victimise les populations importées et vilipende sans cesse les Occidentaux), sans s’interroger sur les orchestrateurs de tout cela : le « plan Kalergi » des élites mondialistes, les « migrations de remplacement » de l’ONU portés par des agents d’influence évidents : Barbara Lerner Spectre (citoyenne israélo-américaine), George Soros, Dov Maïmon du Jewish People Policy Institute, et de nombreux rabbins …
Quel type d’agitation pour dresser ces migrants contre les Européens ?
Il faut bien distinguer les « migrants », les « immigrés » et les véritables « musulmans », car la subversion joue sur cette confusion pour diaboliser l’Islam et fabriquer la guerre civile partout…
En France, notamment : les opérations de pure provocation contre les musulmans sont sous-estimées, avec l’évidente protection d’un Etat français détourné qui semble vouloir ces provocations. Que des agents du Renseignement intérieur français violent des jeunes filles musulmanes en France, sous couvert de soi-disant « déradicalisation djihadiste », qu’ils ne soient pas punis pour cela, n’a pour but que de pousser les musulmans français à la fureur contre la France et les Français . C’est l’équivalent du scandale Abu Gharib en Irak, conçu pour alimenter le terrorisme et pouvoir diaboliser l’islam, prétendre que « l’Islam, c’est le terrorisme ». Et pourtant, c’est l’État français qui permet cela, l’effet de cette injustice sur les populations musulmanes françaises est désastreux, elles sont encouragées à se venger contre les Français… c’est un mécanisme de guerre civile « fabriquée » !
Et après, les Services israéliens signalent ostensiblement qu’ils remercient les Services français pour leur collaboration à Gaza, en revendiquant leur « relation spéciale » depuis 1948 ? C’est enterrer un peu vite la vénérable expertise française sur l’islam qui n’a jamais été négative et manichéenne. C’est en réalité, un trafic sur l’ancienne crédibilité française vis-à-vis des musulmans, qui est aujourd’hui détournée au service d’Israël, tout en rajoutant une volonté de discréditer la France auprès du monde musulman !
Après cela, les actuels politiciens français viennent mendier des financements Moyen-Orientaux en prétendant que « ce sont les Français qui sont racistes », et que les brimades qu’ils organisent contre les musulmans sont soi-disant « voulues par les Français » ? Ce n’est qu’un tissu de mensonges. Leur but est de façonner le pire en France, sur commandite israélien, tout en alimentant cette classe politique mafieuse « à la Epstein » (la France est le deuxième pays le plus cité après les États-Unis dans cette affaire). Ces traîtres à leur pays, la France, ourdissent ce « choc des civilisations » qui doit leur permettre de garder leur pouvoir : une guerre civile sans fin, soi-disant « religieuse », en France. Et les mêmes logiques se déchaînent contre le reste de l’Europe depuis les affaires Charlie Hebdo, les « caricatures » contre l’islam…
Comme en Irak, en Libye ou en Syrie, comme cette guerre « religieuse » qu’Israël voudrait déclencher entre Chiites et Sunnites à l’occasion de ce nouveau conflit contre l’Iran : c’est la même logique de « guerre spéciale ». La mise en collision des peuples par radicalisation artificielle des uns et des autres , pour détruire à la fois l’Occident et l’Orient. Parce que les rabbins fanatiques nous expliquent que « 5 millions de Juifs en Israël et 5 millions en Amérique ne peuvent vaincre 1,3 milliard de musulmans. Mais si les chrétiens sont avec nous, nous avons une chance au combat ». « Nous souhaitons que le monde occidental et le monde arabe s’anéantissent mutuellement » …
Donc par ses frappes contre Israël, l’Iran est en train de mettre en échec ce « choc des civilisations », en ciblant directement les orchestrateurs de la subversion de l’Occident, ceux qui veulent la guerre sans fin entre Islam et Chrétienté ?
Ce sont des frappes stratégiques à plus d’un titre, c’est historique.
Nous avons pu également remarquer l’omerta sur le ciblage remarquable de Dimona, épicentre du nucléaire israélien inavoué développé en toute illégalité , dont les têtes nucléaires sont braquées tant sur les voisins arabes que sur les naïfs « partenaires » européens… Le « traitement » iranien de la base aérienne stratégique israélienne de Nevatim procède de la même intention : la destruction ou l’empêchement des capacités nucléaires israéliennes, car l’option nucléaire a toutes les chances d’être la dernière carte à abattre pour Netanyahou, et dans sa folie, il en est capable, des analystes sérieux le craignent à raison (entre autres Ray McGovern, ex-CIA ).
Le rapport de force risque ainsi de s’aggraver contre les États-Unis et Israël. Mauvais joueurs proverbiaux, l’escalade voulue par eux aura des conséquences imprévues. Ils s’en prennent à présent aux installations de désalinisation et aux installations pétrolières, sans comprendre qu’ils vont ainsi précipiter une crise économique mondiale dont les Etats-Unis comme Israël, deux sociétés dysfonctionnelles qui ont contaminé l’Occident avec leurs pires travers, seront inéluctablement les victimes. Même le Président Trump commence à douter des conséquences économiques, et son Secrétaire à la Guerre Pete Hegseth évoque piteusement des dissensions avec Israël concernant les conséquences du choix des cibles en Iran . Un peu tard pour le réaliser, lui qui semble mal repenti de son fanatisme néoconservateur . Derrière Pete Hegseth, il faut surtout remarquer Norm Coleman, son « traitant » ou plutôt sont « marionettiste », un ex-sénateur républicain du Minnesota, lobbyiste omnipotent qui a propulsé Pete Hegseth au sommet du Pentagone : en l’accompagnant aux réunions sénatoriales fermées, en l’introduisant lors d’audiences cruciales et en orchestrant sa « confirmation » – un rôle clé pour ce cadre de la Republican Jewish Coalition, qui se vante de faire partie des “maîtres de l’univers”. Puissant agent étranger pour le Qatar, l’Ukraine, Israël et même l’Arabie saoudite (payé 125k$/mois + frais), il gère des millions en dark money du GOP et conseille Zelensky “pro bono”. Il est l’incarnation parfaite de l’Etat profond et du « Marais » que Trump promettait de nettoyer…
Un article du Washington Post du 9 mars (10 jours après le début de cette guerre) évoque les inquiétudes de certains hauts responsables israéliens face à l'escalade et à l’absence de limites des attaques contre l'Iran, suggérant des « rampes de sortie » du conflit avant qu'il ne cause davantage de dommages à la région et à l'économie mondiale . Quant à la population israélienne, ce n’est de toute façon jamais de sa faute. Ici, Jean-Michel Cohen, Juif français évoquant depuis Tel Aviv la « colère des Israéliens » vis-à-vis du « monde occidental et de l'Europe », qui, selon lui, refuse de comprendre qu'ils sont « les agressés » face au Hezbollah et à l'Iran … Une absence d’autocritique et de responsabilité légendaire : « l’agresseur hurle qu’on l’égorge. Un truc vieux comme Moïse », résumait l’écrivain français Louis-Ferdinand Céline, lucide sur cette réalité…
Quid de ces dommages à l’économie mondiale ?
C’est surtout l’économie de l’Occident qui va en pâtir. Non pas immédiatement par la seule augmentation des prix du pétrole, parce que les effets vraiment destructeurs iront crescendo.
Mais par ce qui risque de réellement faire s’effondrer l’économie américaine en particulier, c’est-à-dire le retrait massif de l’argent des pays du Golfe et du Japon.
Arabie saoudite en tête, suivie des Émirats arabes unis, du Koweït et du Qatar, les pays du Golfe annoncent qu’ils vont réexaminer simultanément tous leurs accords financiers avec Washington. Les États du Golfe pourraient en effet invoquer des clauses de force majeure en raison des tensions et des impacts économiques liés à la guerre impliquant l'Iran, pour se soustraire légalement des dépenses qui leur ont bien souvent été imposées pour des raisons politiques .
Or, ces quatre Etats contrôlent plus de 2.000 milliards de dollars d'investissements américains : Obligations du Trésor, participations dans les entreprises technologiques de la Silicon Valley, sport, immobilier… Lors de la tournée de Trump dans le Golfe en mai 2025, ils ont promis des milliers de milliards de dollars d'investissements nouveaux. Un véritable racket, en vérité, comme pour l’Europe, en échange d’une protection américaine qui vient de voler en éclats à l’occasion de cette guerre. Leurs aéroports bombardés, leurs infrastructures pétrolières et usines de dessalement crucial endommagées par la faute d’une guerre déclenchée par leur protecteur, et c’est toute la Pax Americana dans le Golfe qui s’effondre. C’est le prétexte rêvé pour secouer ce joug, que saisissent les pays arabes, la puissance américaine ayant été pris en défaut, tout le monde comprend le message et prépare l’« après », non sans une part d’entente collective . Abdulaziz Sager, président du Gulf Research Center basé en Arabie saoudite, a déclaré que les États-Unis n'avait pas préparé de garanties pour ses alliés régionaux ni assuré les flux de pétrole et de gaz dans cette guerre qu’ils ont provoquée, dont le coût pour les économies des États du Golfe sera terrible . Dès lors, les promesses d’investissements extorquées par intimidation font l’objet d’un « réexamen discret mais sérieux »…
Dorénavant, « le marché mondial du crédit privé vacille sous l'effet de retraits massifs et de défaillances en cascade, de First Brands à Tricolor. Cette crise de liquidité et de transparence force les géants BlackRock et Blackstone à geler les fonds, menaçant la stabilité du capital-investissement. »
Nous assistons maintenant au premier véritable « test de résistance », même Blackrock, le plus gros fonds vautour de Wall Street, est en panique face à ces soudaines demandes de retraits de ses avoirs. La chute de Wall Street, donc des États-Unis, pourrait en être la conséquence. C’est une bombe à 2.000 milliards de dollars : Blackstone, Blue Owl, BlackRock, tous les géants de Wall Street vacillent ! Le discours rassurant selon lequel « tout va bien », autour du crédit privé commence peut-être à se fissurer. Les demandes de retraits de leurs fonds atteignent des records et les obligent à les restreindre et à se défausser en urgence de leurs actifs, et les vautours commencent à s’entredévorer. La crise est telle que même le fonds vautour Boaz Weinstein propose de racheter des parts Blue Owl Capital à 65c pour un dollar. En terme simple, il parie que ça va empirer. Un autre fonds vautour, Rubric Capital, évoque carrément un risque de course aux guichets dans le secteur. Ces marchés étaient présentés comme une alternative stable et à haut rendement à la finance traditionnelle. La question n'est pas de savoir si un fonds a des problèmes, la question est de savoir combien d'autres fonds présentent les mêmes caractéristiques sous la surface…
« Wall Street en train de craquer ! », remarque l’économiste Philippe Murer : « un à un, les fonds géants de Private Equity et de crédit privé bloquent les retraits: Blue Owl, Blackrock, Blackstone, Morgan Stanley ! JP Morgan durcit sa politique de prêts à ces fonds » . Analogie évidente avec 2008 : une crise financière dont ce nouveau choc pétrolier aura été le déclencheur, et Trump aura donné ainsi raison à ceux qui voulaient sa perte…
De nombreux investisseurs et spéculateurs connus évoquent cette tempête évidente sur les marchés financiers américains, notamment Michael Burry : après le « trop gros pour tomber » de la crise de 2008, à présent, le problème est « trop gros pour être sauvé » . Le problème de la dette en dollars américains est de toute façon insoluble. Les matières premières se sont tournées vers le pétrole, et cette année verra une forte hausse des prix du pétrole – c'est inévitable. Fondamentalement, ce problème est dû à un excès de liquidités, lui aussi insoluble. Seule une crise financière peut tout résoudre. C'est le cycle de croissance et de récession du monde financier depuis trois siècles, mais cette fois-ci c'est tout le fond de ce système qui pourra être interrogé, n'ayant su générer que « la famine au sein de l'abondance » depuis la création de la banque d'Angleterre (1694).
Comme un écho historique à la volonté des Rothschild qui faisaient la guerre et la paix sur le continent européen à partir du XIXe siècle, est-ce donc BlackRock qui demandera la fin de cette guerre ? La Russie avait porté un premier coup au début de la guerre d’Ukraine. Si elle est à présent rejointe par les pays du Golfe et le Japon, demandant la restitution de leurs avoirs c’est toute la finance anglo-américano-israélienne prédatrice qui pourrait s’effondrer !
Le résultat de tout cela sera donc une recomposition du monde…
Cette guerre indéfendable va détruire la crédibilité d’Israël et des pays occidentaux qui le soutiennent. De nombreuses vidéos montrant l’agitation propagandaire victimisante des Juifs dans le monde entier vous montrent de quel côté se situe la vérité .
Les conséquences pour l’Occident subverti par Israël vont être très désastreuses, tant sur le plan financier, économique, géopolitique et civilisationnel... De cette volonté d’embrasement généralisé rencontrant une riposte résolue, les BRICS sortiront grands vainqueurs. Mention spéciale à l’Union Européenne et à sa pseudo-dirigeante, la traîtresse aux intérêts des peuples européens notoirement corrompue Ursula von der Leyen (« UVDL »), qui va précipiter la destruction du cœur industriel franco-germano-italien de l’Europe en refusant tout assouplissement de ses sanctions sur commandite anglo-américano-israélien … La même UVDL avait déclaré le 14 juin 2022 que « L'Europe, ce sont les valeurs du Talmud » . La fait que cette déclaration ait été faite en Israël, en anglais, par cette Allemande, à l'occasion de la remise d'un doctorat honoris causa lors d'un discours à l'université Ben-Gurion du Néguev (Ben-Gurion University of the Negev) en Israël, est en soi de la triple corruption.
Les conséquences se ressentent jusqu’en Asie, où les batteries antibalistiques américaines THAAD sont précipitamment retirées de Corée du Sud, précipitant un nécessaire arrangement entre les deux Corées… C’est toute une stratégie mondialiste de contrôle mafieux par le chantage à la protection « grâce au communisme » (historiquement financé par WS contre le monde entier) qui s'effondre, et la Corée du Nord ne pourra plus être agitée depuis les Etats-Unis pour justifier un racket des pays cibles en Asie. Même Kim Jong Un, le dirigeant Nord-coréen, se joint aux prises de conscience arabes : « Si les Arabes ne se réveillent pas et ne combattent pas aujourd'hui aux côtés de l'Iran, ils se réveilleront demain face au cauchemar du « Grand Israël ». Votre silence vous coûtera vos terres » .
Que le Japon, l’autre pays soumis depuis la Seconde Guerre mondiale, puisse rejoindre les pays du Golfe dans le retrait de ses avoirs à Wall Street, serait aussi un puissant symbole contre ce bellicisme américain mondialiste en Extrême-Orient, jouant sans cesse les uns contre les autres. ..
Si l’on rajoute alors l’interruption des flux pétroliers et le choc en retour pour les économies occidentales, ce pourrait être la mort du pétrodollar et un terrible retour de bôme contre la collusion d’intérêts qui a voulu détruire tant la Russie, la Chine que l’Iran, et le reste du Moyen-Orient. La fermeture du détroit d’Ormuz est déjà une première étape, un second détroit pourrait encore être fermé, celui de Bab al-Mandab au sud de l’Arabie, commandant la mer Rouge : c’est le message que vient d’envoyer l’Iran aux États-Unis s’ils s’entêtent dans leur erreur stratégique. L'Iran dispose d'une marge de manœuvre plus importante sur l'échelle de l'escalade, à travers les Houthis d’Ansar Allah, dont l’héroïsme a déjà grandement servi à épuiser le complexe militaro-industriel Américano- Israéliens, grâce à un soutien iranien est un discret soutien chinois à l’arrière-plan… Le porte-parole officiel du mouvement yéménite Ansar Allah vient de déclarer que ses troupes sont prêtes à affronter les États-Unis et Israël : « L’ennemi israélien veut dicter sa loi et dominer la région, mais nous ne devons allégeance à aucune nation au nom de Dieu. Nous assisterons à la chute de leur régime ». Comme pour les martyrs de Gaza, c’est l’héroïsme de ses guerriers sur plus de 10 ans qui aura été l’un des facteurs déterminants dans le renversement du rapport de force au Moyen-Orient, et cela n’aurait pas pu être possible sans une allégeance supérieure. « Les hommes d’arme combattent, Dieu donne la victoire » disait Jeanne d’Arc en France.
C’est donc encore une fois une logique collective qui ouvre de nouveaux possibles?
C’est historique, et c’est l’alliance de tous les pays martyrisés depuis des siècles. La Russie et l’Iran ont été les pays qui ont subi le plus des déstabilisations pétrolières dans leur histoire. Qui connaît la « mère » de ces opérations de déstabilisation pétrolières contre l’Empire russe (Bakou), en 1903, par les Britanniques et les Rothschild (avec pour la première fois l’intervention du futur Staline en tant qu’obligé des Rothschild) contre l’œuvre sociale vertueuse des Nobel ? Qui connait la spoliation des pétroles iraniens, par l’agent juif britannique retors Sidney Reilly, faux prêtre mais vrai piège pour les résistants russes antibolchéviques ? Le renversement du Premier ministre Mossadegh est connu (1953), mais beaucoup moins les multiples intrigues occidentales qui ne cessèrent jamais contre l’Iran à partir des années 1960, que cela soit contre l’Iran du Shah, subtilement manipulé et entraîné à persécuter son peuple parce que des groupes armés étaient entretenus contre l’Iran par les mêmes intérêts font toujours la même chose aujourd’hui contre l’Iran… Quant aux autres pays principaux du Moyen-Orient, Irak, Arabie, Égypte, ils ont chacun été bridé et dressé les uns contre les autres…
Le monde entier a été mis en coupe réglée par les intérêts pétroliers anglo-américains depuis plus d’un siècle, et c’est le bellicisme anglo-américano-israélien qui va faire s’effondrer son propre système de racket mafieux qu’il croyait éternel. C’est pourtant une constante historique, ainsi meurent les empires lorsqu’ils deviennent non plus des modèles vertueux, mais des systèmes de prédation… « Être un ennemi des États-Unis peut être dangereux, mais être leur ami est fatal ». Cette formule d’Henry Kissinger résonne aujourd’hui avec une force particulière…
C’est la redécouverte de l’essence même de la Diplomatie : les excès se payent toujours dans le temps. La géopolitique et la diplomatie ont été inventées, justement, pour que les excès de chacun soient tempérés par tous. Aucun élément perturbateur ne peut survivre dans le temps, s’il ne s’amende pas.
Le Liban montre en ce moment même la perversion belliciste des Israéliens : terrorisant, massacrant tant les chrétiens que les musulmans, y compris tout récemment des prêtres chrétiens maronites, ne se cachant pas de vouloir annexer le Liban dans le « Grand Israël ». Israël adresse ses injonctions aux uns pour qu’ils tuent ou aux autres pour qu’ils chassent, sous la menace d’être eux-mêmes tués, la responsabilité en incomberait alors au Liban. Israël a ainsi transmis ces dernières heures une menace explicite contre les infrastructures du Liban par l’intermédiaire de pays occidentaux et avec la médiation des États-Unis : « Si vous ne retenez pas le Hezbollah, nous attaquerons des infrastructures gouvernementales. La responsabilité incombe à l’État libanais ». Ce n’est même plus un abus de pouvoir ou du vandalisme diplomatique « à la Kissinger », c’est juste un procédé mafieux et une injonction véritablement sadique : « entretuez-vous tandis que nous vous envahissons et massacrons vos enfants, générant des millions de réfugiés, en plus des 3 millions déjà évoqués en Iran par l'agence des Nations Unies pour les réfugiés . Le général israélien à la retraite Uzi Dayan a résumé l’intention israélienne : créer un « fait acquis » par la pire force possible. « Nous devons agir vite et avec toute la force nécessaire. Occuper le territoire, expulser tous ceux qui s'y trouvent, tout détruire et en faire une zone de mort, c'est-à-dire interdire toute circulation » .
Et on s’étonne que face à cela, le Hezbollah apparaisse comme la « solution » pour ces populations martyrisées, tant chrétiennes que musulmanes?
Qualifié de « terroriste » en Occident, il a surtout été nourri par 20 ans d’occupation israélienne du Sud Liban. En France, durant la Seconde Guerre mondiale, on les appelait des « Résistants », et la France défendit le Liban jusqu’en 2007, rappelons-le. Les injonctions actuelles du Président Macron sont insignifiantes par rapport à l’ancienne volonté française, depuis 1000 ans au Levant. Avoir insisté sur « l’agression russe de l’Ukraine » (en oubliant les provocations délibérées de l’OTAN), et être si lâche face à l’agression israélienne du Liban, est intenable.
L’hypocrisie, la chutzpah (l’arrogance sans limite) de ce fanatisme juif était déjà évident dans le Nouveau Testament et le Coran. « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux; vous n'y entrez pas vous-mêmes, et vous n'y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer » (Matthieu 23:13), prophétisait Jésus-Christ, anticipant les guerres judéo-romaines comme châtiment contre le clergé fanatique… Sourate Al Baqara 2:11 : « Et quand on leur dit : "Ne semez pas la corruption sur la terre", ils disent : "Au contraire, nous ne sommes que des réformateurs ! » (11) C'est eux, vraiment, les corrupteurs, mais ils n'en ont pas conscience »…
En son temps, Yeshayahou Leibowitz (1903-1994), grand esprit juif, avait énoncé sa crainte d’un État d’Israël empêtré dans une fuite en avant sécuritaire, oubliant les impératifs religieux universels : « Dans toutes les générations, il s'est trouvé des individus pour rejeter le joug des mitzvoth (commandements divins). Mais il existait une présomption du peuple juif comme peuple de la Torah, aujourd'hui cette présomption a disparu » . Dans le contexte de l’invasion du Liban de 1982 et des agissements d’Henry Kissinger, juif lui-même, Leibowitz évoquait le risque universel d’une mentalité « judéo-nazie », une « mentalité nazie existant aussi chez nous [les juifs] » : « aucun groupe humain n’est à l’abri ». Il considérait que « la politique d’Israël sali[ssait] le peuple juif », évoquant d’autres points sensibles comme « l’autorisation légale de la torture pour faire parler les prisonniers arabes », cautionnée « par la Cour Suprême ». Les ouvrages israéliens les plus crédibles de notre époque rejoignent ces craintes, exprimées par les derniers véritables serviteurs de l’appareil d’État israélien, feu Meïr Dagan notamment, ancien patron du Mossad. Ce dernier se montra de plus en plus critique contre les personnels politiques israéliens, poussant fanatiquement les forces de sécurité israéliennes à des combats intenables sur le long terme, pour des motifs soi-disant « religieux » … Evoquant les atrocités commises par des soldats israéliens. Yeshayahou Leibowitz déclara que l’occupation (du Liban à l’époque) entraînerait Israël et sa culture dans un processus de « bestialisation » : « La fierté nationale et l’euphorie qui ont suivi les Six jours [de la guerre] sont temporaires ; elles nous conduiront d’un nationalisme exalté et sûr de lui vers un nationalisme messianique extrême. La troisième étape sera la bestialisation, et la dernière, la fin du sionisme » …
Cette Histoire est en réalité celle de la redécouverte de l’Antiquité, quasiment à l’identique. L’Israël actuel, c’est la Judée antique : à peine créée, sitôt sabotée par ses propres rabbins fanatiques jusqu’à son autodestruction, à force de prêcher une incroyable haine fanatique contre tous ses voisins. Les conséquences géopolitiques furent inévitables et la Judée fut éradiquée. D’un judaïsme devenu décadent, oubliant irrespectueux des Lois de la Thora et de la pratique des commandements, n’étant plus qu’une décadence cléricale irréformable, naquit le christianisme, puis l’Islam face aux derniers fanatiques juifs réfugiés à Médine. C’est une Histoire bien peu comprise aujourd’hui…