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Hors Protocole

Loin du protocole, l'ambassadeur d'Allemagne raconte son Égypte

Le Dialogue

Avec « Les ambassadeurs au-delà du protocole », Le Dialogue inaugure une nouvelle rubrique consacrée à celles et ceux qui représentent leur pays en Égypte. Loin des discours officiels, cette série d'entretiens exclusifs propose de découvrir les diplomates sous un autre jour : leur quotidien, leur regard sur l'Égypte, leurs habitudes, leurs passions et les expériences qui marquent leur séjour.
Premier invité de cette série réalisée par la journaliste Manal El Warraky pour Le Dialogue, l'ambassadeur d'Allemagne en Égypte, Jürgen Scholz, revient sur son installation au Caire, les lieux qui l'ont le plus impressionné, son goût pour la cuisine égyptienne et les liens qui unissent Berlin et Le Caire.
« Les pharaons et les pyramides »
À la question de savoir quel est le premier mot qui lui vient à l'esprit lorsqu'il entend « Égypte », Jürgen Scholz répond spontanément : « Les pharaons et les pyramides. » Une image indissociable, selon lui, d'une civilisation dont le rayonnement continue de fasciner le monde.
Depuis son arrivée, le diplomate dit pourtant avoir découvert un pays bien différent des représentations qu'il s'en faisait. Il reconnaît s'être attendu à une circulation beaucoup plus difficile, avant de découvrir une capitale qu'il décrit comme vivante, colorée et étonnamment diverse.
Le choc de Karnak
Parmi les nombreux sites historiques qu'il a visités, un lieu l'a particulièrement marqué : le temple de Karnak.
L'ambassadeur le décrit comme l'un des plus grands temples du monde, admirant autant la richesse de son histoire que la complexité de son architecture et la beauté de ses vestiges.
Une immersion dans le quotidien égyptien
Au fil des mois, la découverte de l'Égypte s'est aussi faite à travers les gestes du quotidien. Jürgen Scholz confie que la molokhia est devenue son plat égyptien préféré.
Avec humour, il assure être devenu « un peu égyptien » depuis qu'il a appris à traverser les grandes avenues du Caire, un exercice qui, plaisante-t-il, constitue presque un passage obligé pour tous ceux qui vivent dans la capitale.
Cette familiarité s'exprime jusque dans son vocabulaire. « Inshallah », « Maalesh » ou encore « Khalas » font désormais partie des expressions qu'il utilise régulièrement.
L'ambassadeur salue également ce qu'il considère comme l'une des principales qualités des Égyptiens : leur hospitalité, leur optimisme et leur capacité à trouver des solutions, même dans les situations les plus complexes.
Le football comme langage universel
Grand amateur de football, Jürgen Scholz cite sans hésiter Omar Marmoush comme le joueur égyptien qu'il préfère suivre.
Une passion qui remonte à l'enfance. Il confie avoir longtemps rêvé de devenir footballeur. À défaut, il se serait bien vu musicien. Et si la diplomatie ne s'était pas imposée à lui, il estime qu'il aurait probablement choisi le métier d'enseignant.
Une relation bilatérale fondée sur la confiance
Interrogé sur les relations entre l'Allemagne et l'Égypte, le diplomate les décrit comme fondées sur le respect mutuel et une coopération étroite.
Il se dit particulièrement attaché aux projets menés dans le domaine de l'éducation, qu'il considère comme l'un des axes les plus prometteurs du partenariat entre Berlin et Le Caire.
S'il devait faire découvrir son pays à un visiteur égyptien, il choisirait Berlin, une ville qu'il décrit comme un concentré d'histoire, de diversité et de créativité.
Enfin, Jürgen Scholz souhaite voir davantage d'Égyptiens connaître la simplicité et la bonne organisation des procédures de délivrance des visas allemands, estimant que cette perception ne reflète pas toujours la réalité.