Accueil recherche MENU

Hors Protocole

L’ambassadeur de l’Équateur : « Je suis arrivé en Égypte comme diplomate… et j’en suis tombé amoureux, de sa civilisation comme de son peuple »

Le Dialogue

L’ambassadeur de l’Équateur en Égypte, Denis Toscano, affirme que le premier mot qui lui vient à l’esprit lorsqu’il pense à l’Égypte est l’Histoire.

« L’Égypte est le berceau des civilisations. Son patrimoine antique est d’une grandeur exceptionnelle et c’est ce qui m’a le plus impressionné depuis mon arrivée », confie-t-il dans un entretien accordé à Le Dialogue.

 

Une ville qui semble chaotique… mais parfaitement organisée

À son arrivée au Caire, le diplomate reconnaît avoir été surpris par le rythme de vie de la capitale.

« La circulation, les rues animées, les piétons qui traversent partout… Au début, cela m’a semblé très difficile à comprendre. »

Avec le temps, son regard a pourtant changé.

« J’ai passé plusieurs mois à essayer de comprendre le fonctionnement de cette société. Puis j’ai réalisé que, derrière ce qui ressemble à du chaos, il existe une véritable logique et une façon de vivre bien établie. »

 

Dendérah et Abydos, ses plus grandes découvertes

Au cours de son séjour, Denis Toscano a parcouru une grande partie de l’Égypte.

« J’ai aimé chaque région que j’ai visitée, mais deux sites m’ont particulièrement marqué : Dendérah et Abydos. Leur architecture est extraordinaire, leur histoire fascinante et l’atmosphère qui y règne est tout simplement unique. »

 

La cuisine égyptienne, une découverte… parfois surprenante

Interrogé sur la gastronomie locale, l’ambassadeur sourit.

« J’ai goûté au tahini avec le pain baladi, ainsi qu’au baba ghanoush. La saveur du tahini est un peu forte pour moi. Quant au koshary, je le trouve assez copieux. Ce sont probablement les plats qui m’ont le plus marqué. »

 

« Les Égyptiens ressemblent beaucoup aux Latino-Américains »

Pour Denis Toscano, les similitudes entre les deux peuples sont nombreuses.

« Les Égyptiens et les Latino-Américains aiment profiter de la vie, célébrer, vivre en société. Je marche dans les rues d’Égypte et je me sens naturellement intégré, comme si je faisais partie de cette société. »

Il estime que cette proximité culturelle explique la facilité avec laquelle il s’est adapté à la vie en Égypte.

 

Le mot qui rapproche les deux pays : la famille

S’il devait résumer en un seul mot ce qui rapproche l’Égypte et l’Équateur, il choisirait la famille.

« En Égypte, la famille reste au cœur de la société. Les liens familiaux sont très forts. C’est exactement la même chose en Équateur et, plus largement, en Amérique latine. Nous accordons une immense importance à la famille. »

 

Une coopération bilatérale en pleine expansion

L’ambassadeur souligne que les relations entre Le Caire et Quito connaissent une dynamique positive.

« Nous développons une coopération importante dans le domaine de la défense. Les échanges commerciaux progressent également : des produits égyptiens arrivent désormais en Équateur, tandis que des produits équatoriens sont présents sur le marché égyptien. »

Il met également en avant les échanges culturels.

« Des artistes équatoriens viennent se produire en Égypte, tandis que des artistes égyptiens sont invités à présenter leurs spectacles en Équateur. »

 

« Les Égyptiens se sentiront chez eux en Équateur »

Denis Toscano invite les voyageurs égyptiens à découvrir son pays, qu’il décrit comme l’un des plus riches au monde en matière de biodiversité.

« L’Équateur est un pays d’une diversité naturelle exceptionnelle. Quito possède l’un des plus beaux centres historiques du monde. Les îles Galápagos constituent un site absolument unique sur la planète. Quant à Cuenca, c’est une magnifique ville historique, régulièrement classée parmi les meilleures destinations où vivre sa retraite. »

Il insiste également sur l’accueil réservé aux visiteurs.

« Les Équatoriens sont chaleureux et très accueillants. Les étrangers sont rapidement intégrés et personne ne se sent exclu. Même si près de 14 000 kilomètres séparent l’Égypte de l’Équateur, un Égyptien qui visitera mon pays aura le sentiment d’être chez lui. »

 

D’un rêve de jeunesse à la diplomatie

Enfin, l’ambassadeur révèle avec humour que la diplomatie n’était pas son premier choix de carrière.

« Dans ma jeunesse, je rêvais d’être torero. Ensuite, je voulais devenir chanteur et danseur. Lorsque ces projets n’ont pas abouti, je suis devenu diplomate. »

Aujourd’hui, un autre rêve l’anime.

« À cette étape de ma vie, j’aimerais devenir écrivain et peintre. »